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L’idée principale de cette croyance repose sur 3 vers
malfaisants dénommés Sanshi qui
habitent le corps de chaque être humain et sont en contact avec les bonnes et
mauvaises actions de chaque personne. Durant la nuit du Koshin
(la nuit du Koshin a lieu tous les 60 jours) et seulement lorsque les
personnes sont endormies, les Sanshis
quittent leur corps et montent au ciel afin de rendre compte des péchés de
chacun. Sur la base de ces informations, Ten-Tei
décide de punir les mauvais comportements rendant les personnes malades,
abrégeant leur vie, et même dans les cas extrêmes, en y mettant fin. Certains adeptes essayent donc d’avoir une vie sans
malfaisance. Ceux qui n’y sont pas parvenus, essayent alors de rester éveillés toutes les
nuits du Koshin car c’est le seul moyen d’éviter que les Sanshi
quittent leur corps. On pense que cette religion vient du Japon, pendant la
période Heian
Era (794-1185 avant notre ère) et était au départ
populaire uniquement dans l’aristocratie. La coutume de rester éveillé est appelée « Koshin-Machi ». Pendant les toutes premières années, il s’agissait
essentiellement de fêtes nocturnes. Au début de l’ère Edo
(1600-1868 avant notre ère), Koshin-Machi
s’est répandu dans les classes sociales plus populaires, et les cérémonies
ont pris un caractère plus sérieux. C’est à cette époque que 2 gardiens des divinités de
Koshin ont été ajoutés à la croyance. L’un est Shoumen-Kongou,
un redoutable dieu au visage bleu et doté de 6 bras. Il s’agissait
originellement d’un démon qui amenait des maladies. On ne sait pas pourquoi Shoumen-Kongou
est devenu une divinité Koshin, mais on suppose que les gens espéraient que
ce démon rende malade les Sanshis
et les protège de Ten-Tei. Ont ensuite été ajoutés
trois singes se couvrant les yeux, la bouche et les oreilles avec leurs
mains. On les appelle Mizaru (l’aveugle), Iwazaru (le muet) et Kikazaru
(le sourd). Le suffixe « zaru » (ne pas)
d’un point de vue phonétique, sonne de manière similaire à « saru »
(singe). De plus, le mot « saru » signifie aussi « s’en aller »
et concerne le « mal ». On ne peut assurer avec certitude que les 3 singes
proviennent de la croyance Koshin. Il n’est pas impossible que leur origine
vienne d’un jeu de mot. On pense que grâce aux singes, les Sanshis
et Ten-Tei, ne pouvaient pas voir, dire et entendre
les mauvaises actions de leur propriétaire. Pendant l’ère Edo,
de nombreux symboles des gardiens du Koshin furent créés. Des statues de
Shoumen-Kongou, avec les trois singes, furent placées dans les sanctuaires
(Koshin-do). Des sculptures de Shoumen-Kongou
furent taillées dans des blocs de pierre (Koshin-to) et placés autour des
lieux d’habitation. Ces Koshin-to
peuvent être différents les uns des autres et dépendent de l’année et aussi
de leur région de création. Les plus récents ne représentent que des caractères
japonais et les plus anciens incluent Shoumen
Kongou, avec un, deux et le plus souvent 3 singes. Les stèles en pierre
de Koshin peuvent aussi être retrouvées dans différentes régions du
Japon, mais beaucoup d’entre elles ont été sérieusement endommagées par la
corrosion. Heureusement, il y a un certain nombre de personnes au Japon qui
essayent de conserver ces pierres en les déplaçant dans des zones protégées,
souvent dans, ou aux alentours, de temples ou de sanctuaires. D’autres témoins de la croyance Koshin sont des parchemins
utilisés pendant la période Koshin-Machi
représentant Shoumen-Kongou
accompagné quelquefois d’un ou deux, et bien plus tard, de 3 singes. La coutume du Koshin a presque disparu à ce jour et la
plupart des japonais ne savent même pas qu’une telle coutume a jamais existé. |
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Note : pour
certains collectionneurs des singes de la sagesse cela peut être un
« choc » d’apprendre que leurs singes bien-aimés sont seulement un
attribut et non pas le principal sujet de cette croyance populaire japonaise
et aussi de savoir que les 3 singes ne sont pas aussi anciens que ce que l’on
a souvent dit. Mais cela ne rend pas ces singes moins intéressants pour
autant. C’est quand même un remarquable et facilement compréhensible symbole
religieux, émouvant pour la plupart des personnes de toutes les races et de
toutes les cultures. |
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